{"id":1506,"date":"2017-12-18T13:02:35","date_gmt":"2017-12-18T12:02:35","guid":{"rendered":"https:\/\/www.bdg-chirurgie.fr\/?page_id=1506"},"modified":"2020-04-16T18:29:25","modified_gmt":"2020-04-16T16:29:25","slug":"les-infections-urogenitales","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/docteur.degayffier.fr\/index.php\/les-infections-urogenitales\/","title":{"rendered":"Les infections urog\u00e9nitales"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align: center;\"><em><strong>Ch<\/strong><strong>lamydia trachomatis<\/strong><\/em><\/h1>\n<h2>Epid\u00e9miologie<\/h2>\n<p>Les infections dues \u00e0 Chlamydiae trachomatis sont les<strong> maladies sexuellement transmissibles les plus fr\u00e9quentes dans les pays industrialis\u00e9s<\/strong>. Les groupes \u00e0 risque sont les jeunes.<br \/>\nLa maladie est <strong>fr\u00e9quemment asymptomatique<\/strong> et 70-80% des femmes et plus de 50% des hommes infect\u00e9s ne ressentent aucun sympt\u00f4me. En cons\u00e9quence, il existe un grand r\u00e9servoir d&#8217;individus infect\u00e9s qui peuvent transmettre l&#8217;infection \u00e0 leurs partenaires sexuels. De plus, l&#8217;immunit\u00e9 post infection n&#8217;est que partiellement protectrice contre les r\u00e9infections. L&#8217;inflammation \u00e9tant plus prononc\u00e9e lors d&#8217;une nouvelle infection que lors d&#8217;une infection primaire, la survenue d&#8217;infections urog\u00e9nitales r\u00e9p\u00e9t\u00e9es contribue \u00e0 l&#8217;\u00e9tablissement des complications tardives li\u00e9es \u00e0 une inflammation chronique comme l&#8217;infertilit\u00e9 tubaire ou la grossesse extra-ut\u00e9rine.<br \/>\nEn France, dans les populations symptomatiques d&#8217;une infection urog\u00e9nitale, la pr\u00e9valence \u00e9tait comprise entre 10 et 18% tandis que dans la population d&#8217;hommes et de femmes asymptomatiques, elle \u00e9tait comprise entre 0,5 et 9%.<\/p>\n<h2>Manifestations cliniques<\/h2>\n<h3>Chez l&#8217;homme<\/h3>\n<p>Chez l&#8217;homme, l&#8217;infection \u00e0 C. trachomatis se pr\u00e9sente dans la plupart des cas comme une ur\u00e9trite subaigu\u00eb avec un \u00e9coulement peu abondant et peut \u00eatre asymptomatique dans 50% des cas. Lorsqu&#8217;il y a des sympt\u00f4mes, ils surviennent une \u00e0 trois semaines apr\u00e8s l&#8217;exposition, et ne peuvent pas \u00eatre diff\u00e9renci\u00e9s des sympt\u00f4mes dus \u00e0 une infection \u00e0 gonocoque. L&#8217;ur\u00e9trite est parfois aigu\u00eb s&#8217;accompagnant d&#8217;un \u00e9coulement abondant et purulent, de vives br\u00fblures mictionnelles et quelquefois d&#8217;h\u00e9morragies.<br \/>\nChez l&#8217;homme, les s\u00e9quelles restent souvent mineures compar\u00e9es \u00e0 celles observ\u00e9es chez la femme.<\/p>\n<h3>Chez la femme<\/h3>\n<p>Chez la femme, l&#8217;infection est le plus souvent asymptomatique (70-80%). L&#8217;infection est souvent d\u00e9couverte lors d&#8217;un bilan gyn\u00e9cologique ou \u00e0 l&#8217;occasion d&#8217;une consultation motiv\u00e9e par l&#8217;apparition d&#8217;une ur\u00e9trite chez le partenaire. Bien que le col de l&#8217;ut\u00e9rus soit le site primaire de l&#8217;infection, l&#8217;ur\u00e8tre et le rectum peuvent \u00e9galement \u00eatre infect\u00e9s.<\/p>\n<p>Les <strong>salpingites<\/strong> silencieuses et non trait\u00e9es sont connues comme cause majeure de l&#8217;infertilit\u00e9. Ces infections chroniques ne sont malheureusement r\u00e9v\u00e9l\u00e9es que par leurs cons\u00e9quences : <strong>st\u00e9rilit\u00e9, grossesse extra-ut\u00e9rine et douleurs pelviennes chroniques<\/strong>. Environ les deux tiers des cas d&#8217;infertilit\u00e9 tubaire et un tiers des grossesses extra-ut\u00e9rines seraient attribuables aux infections \u00e0 Chlamydia.<br \/>\nA partir de l&#8217;infection ut\u00e9ro-tubaire, C. trachomatis peut gagner la r\u00e9gion p\u00e9ri h\u00e9patique et la p\u00e9ri h\u00e9patite est d\u00e9couverte fortuitement au cours d&#8217;une c\u0153lioscopie effectu\u00e9e lors d&#8217;une salpingite ou par des douleurs sous costales droite.<\/p>\n<h2>Diagnostic<\/h2>\n<p>Les <strong>pr\u00e9l\u00e8vements bact\u00e9riologiques<\/strong> (vaginal, cervical ou urinaire) y compris sous c\u0153lioscopie permettent le diagnostic. La PCR \u00e0 partir d&#8217;un \u00e9chantillon d&#8217;urine pr\u00e9sente l&#8217;avantage de permettre le d\u00e9pistage d&#8217;une population asymptomatique (d\u00e9pistage syst\u00e9matique).<br \/>\nLa s\u00e9rologie n&#8217;est pas utile au diagnostic d&#8217;une infection aigu\u00eb \u00e0 C. trachomatis. En effet, une seule s\u00e9rologie positive ne permet pas de distinguer entre une infection r\u00e9cente ou pass\u00e9e. L&#8217;utilisation d&#8217;un second s\u00e9rum (convalescent) peut th\u00e9oriquement mettre en \u00e9vidence l&#8217;augmentation des anticorps.<\/p>\n<h2>Traitement<\/h2>\n<p>Chez la femme, la gu\u00e9rison bact\u00e9riologique ne permet pas d&#8217;affirmer la gu\u00e9rison anatomique et fonctionnelle. En effet, des l\u00e9sions tubaires ou pelviennes irr\u00e9versibles peuvent s&#8217;\u00eatre constitu\u00e9es et perdurer apr\u00e8s \u00e9radication des agents microbiens. <strong>La coelioscopie permet de traiter ces cons\u00e9quences adh\u00e9rentielles.<\/strong><br \/>\nPeu d&#8217;antibiotiques sont actifs sur Chlamydia trachomatis. Les antibiotiques actifs sont ceux qui ont une bonne p\u00e9n\u00e9tration cellulaire. Les <strong>macrolides<\/strong> (\u00e9rythromycine, azithromycine), les <strong>t\u00e9tracyclines<\/strong> (doxycycline) et les <strong>quinolones<\/strong> (ciprofloxacine, ofloxacine) sont g\u00e9n\u00e9ralement utilis\u00e9s, le traitement \u00e9tant fonction de la situation clinique.<br \/>\nAfin d&#8217;\u00e9viter la contamination mutuelle, les <strong>partenaires<\/strong> doivent \u00eatre trait\u00e9s conjointement.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chlamydia trachomatis Epid\u00e9miologie Les infections dues \u00e0 Chlamydiae trachomatis sont les maladies sexuellement transmissibles les plus fr\u00e9quentes dans les pays industrialis\u00e9s. Les groupes \u00e0 risque sont les jeunes. La maladie est fr\u00e9quemment asymptomatique et 70-80% des femmes et plus de 50% des hommes infect\u00e9s ne ressentent aucun sympt\u00f4me. 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